Une bonne urbanisation de la ville de Bukavu réduirait les incendies!

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Cette saison sèche n’a pas était la plus facile pour la ville de Bukavu, autant des cas d’incendie avec des conséquences fâcheuses. Ce vendredi 17 Aout 2018 a été une soirée douloureuse pour les habitants de l’Avenue Irambo, ou à partir d’une maison qui a pris feu, plus de 150 autres ont été entrainées, l’une après l’autre, dévastant sur le passage tous les biens des occupants. Heureusement qu’il y a pas eu de perte en vie humaine.  Dès lors, les messages de compassion ont fusé de partout, des chaines solidarité ont été initiées par des notables de la province et du pays afin d’apporter tant soit peu leurs soutiens aux sinistrés. Certes, le drame est tragique mais d’une autre manière, il n’est pas exclu de mentionner la réelle cause de ces incendies massifs, l’urbanisation, que vit actuellement la ville de Bukavu.

Les statistiques sont alarmantes, trois cas d’incendies enregistrés à Irambo, deux à Funu, Un à Nyamugo, un sur l’avenue Industriel… durant un espace de deux mois pour ne pas citer que cela.

Autant des phénomènes à mettre en cause et qui brisent les normes urbanistiques de la ville de Bukavu, entre autre autres : l’exode rural, la pauvreté, la surenchère des parcelles, l’ignorance des normes des constructions, la faiblesse de l’Etat, la corruption…

Les droits des sols sont appliqués d’une manière aléatoire, des autorisations de bâtir sont délivrées sans études préalables à la connaissance effective du terrain. Sans pour autant oublier de mentionner cette existence des constructions illégales.

Pour le cas probant, celui de « Luziba » (en mashi qui signifie marrais) où des maisons sont construites sans respect des normes urbanistiques, la plus part d’entre sont en bois et superposées sur des planchers (dalle) soutenus par des colonnes en bois. Du reste, l’urbanisation est le plus grand problème qui ronge la ville de Bukavu.

Pas de voies d’accès, un réseau d’infrastructure routière quasi inexistante et pourtant il devrait permettre dans des cas d’incendie d’apporter une certaine intervention de secours.

Pas non plus de réseau d’alimentation d’eau. Si les habitants ont du mal à trouver d’eau à utiliser dans leurs ménages respectifs, à combien plus forte raison l’eau pour servir les camions anti incendie.

A Bukavu, ces camions sont obligés de faire des allers et retours au Lac Kivu ou à la rivière Ruzizi en cas d’incendie et d’en l’entre temps, le feu est en train d’embraser les maisons.

Le plan d’occupation des sols, cela symbolise une certaine surface où la maison doit être implantée sur la parcelle. Elle identifie également les limites à prendre par rapport à la construction voisine. Et s’il existe des maisons construites sur une parcelle de 5 mètres sur 5, il est impossible de trouver cette distance entre voisin. Bref, le morcèlement au bon vouloir des propriétaires des parcelles en complicité avec certains agents de l’Etat.

C’est qui remet en cause l’organisation du tissu urbain de la ville de Bukavu et rend sa défense fragile face aux cas d’incendie. Car il est normal qu’il ait un incendie pour une ou deux maisons mais 150 ? Cela devient un problème organisationnel§.

En dehors de cela, chacun dans sa propre maison devrait avoir un plan d’autoprotection. Les extincteurs, dans la ville de Bukavu, ne sont que visible, rarement dans certains hôtels.

L’extension de la ville devrait se présenter comme une solution !

L’avenue Irambo après l’incendie du Vendredi 17/8/2018

Si à Irambo, l’’incendie a embrasé une centaine des maisons, bientôt le torrent (mugezi) va emporter encore des dizaines d’autres, le tremblement de terre (causant des éboulements et de déplacement massif des sols) pourraient mettre encore la ville en pleure.

Cependant, la plus part des analystes pensent qu’il est grand temps de délocaliser certains habitants au lieu de leur venir en aide avec des tôles et planches et les remettre encore dans des conditions initiales car une fois encore la nature pourra se venger et causer des dommages.

Il n’est pas également exclu de punir ou sanctionner ceux-là qui octroient illégalement la permission aux gens de construire sans respect strict des normes.

Par Isaac Musharhamina

ACHA JIBU

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